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[COVID19] Evaluation du vrai danger contagieux, les “fake news” !

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Dina El Ahdab, Rédactrice en chef

Depuis le début de la pandémie du coronavirus, SARS-COV-2, de nombreuses fausses informations et rumeurs circulent et ne font que répandre la peur et l’hystérie collective. 

Remèdes miracles, théories conspirationnistes et récupérations politiques explosent sur la Toile depuis que la population est confinée. Avec, parfois, des conséquences graves.
Alors que la population, enfermée, doit affronter seule ses angoisses, la fréquentation des réseaux sociaux explose, en même temps que la diffusion de fausses informations, de scoops fumeux et de théories du complot, auxquels des personnalités servent parfois de caisse de résonance.
La raison humaine a toujours besoin d’imaginer une certaine histoire pour expliquer l’inconnu. Ne sachant pas à quoi s’attendre, de nombreuses personnes ont diffusé, au cas où, et perdu leurs réflexes face aux “fake news”.


La situation est inédite, et tout le monde cherche des conseils, remèdes et informations pour faire face à la situation de la part d’un membre de sa famille ou de ses amis, commençant par « c’est la meilleure amie de ma mère » ou encore « c’est le papa d’un ami qui a un ami au ministère »…
Mais ce n’est pas une raison pour se laisser happer par les rumeurs. Nous vous en décryptons quelques-unes.

coronavirus

Coronavirus, 2020. Illustration par David S. Goodsell,
RCSB Protein Data Bank doi: 10.2210/rcsb_pdb/goodsell-gallery-019

Le coronavirus est bien d’origine naturelle.
« Les caractéristiques du coronavirus excluent la manipulation en laboratoire comme une origine potentielle pour le SRAS-CoV-2 », insiste Kristian Andersen, professeur en immunologie et en microbiologie, dans un communiqué de l’institut de recherche Scripps.
De quoi mettre fin à toute spéculation de manipulation de génie génétique délibéré.
Ref : https://www.nature.com/articles/s41591-020-0820-9

Ainsi, le Covid-19 n’est pas une combinaison du SARS et du sida et il n’est pas non plus une arme biologique militaire.

Quant à la recherche de traitements contre le virus, en l’état des connaissances actuelles, le développement d’un vaccin contre le SARS-CoV-2 pourrait prendre au moins un an, voire deux. Mais la recherche explore également une autre piste : celle du développement de médicaments qui ciblent plus largement le coronavirus. Cette hypothèse permettrait de répondre à l’épidémie actuelle, mais aussi de faire barrage à d’autres virus de la même famille. Parmi les pistes de traitement, on entend beaucoup parler de la chloroquine, ou plutôt de l’hydroxychloroquine, mais il reste à élargir les tests là-dessus.

La recherche de traitements anti-covid spécifiques n’en est qu’à son début…
Une chose est sûre: ce n’est pas la première fois que l'humanité entre en guerre avec une épidémie/pandémie. Nous en sommes toujours sortis gagnants.

 

Quelques conseils pour ne pas répandre les “fake news”

Identifier la source de l'information. Provient-elle d’un journal connu, ou d'un expert reconnu ?
Vérifier la date et l’heure d’une information sur les réseaux sociaux.
Garder en tête qu’un message trop partagé n’est pas forcément vrai.
Réfléchir avant de diffuser une information! Si vous avez un doute, ne le faites surtout pas.

Dana.

Editorial Mars – Le Cèdre: Home Away from Home

Dana.

Dana El Batal
Corédactrice en chef du "Le Cèdre"

Seven months have passed, and I still vividly remember the first day I came to the Fondation Maison du Liban at Cité Internationale Universitaire. The night before flying to Paris, I had packed my luggage, and bid my friends and family goodbye. I had no idea what was awaiting me. All I knew was that my childhood friend was picking me up from the airport and dropping me at my so-called “new home”. It never occurred to me that I would ever be able to attribute the noun “home” to a place lacking my family and friends, who are the main reason I’m staying in France to pursue my master’s degree.  

It was the 4th of September at exactly 19h35 when my plane landed at Aéroport Charles De Gaulle. After picking up my luggage and getting my passport stamped, I met my friend who was very excited to see me. She hugged me tightly, helped me with my luggage and drove me to my “new home”. Except that my “new home” felt nothing like “home”. Everything was so strange to me: the plain room, the common spaces and the new faces welcoming me. Although the Maison du Liban and I are defined by the same country – Lebanon –, I never felt so homesick, I wanted to go back to the warmth of my mother’s and father’s arms. At that moment, I knew I wasn’t going to spend the night alone in such an unfamiliar place, that’s when – thankfully – my friend proposed that I would stay with her for the night.

The next morning, I had already grasped the idea that in order to embark on this new chapter in my life I had to face my fears and head down alone to Maison du Liban, the place where I will be living for the next year or more. At my arrival, Zigor, the receptionist, greeted me with a warm smile and showed me around the Maison: my room, the kitchen, the bathroom, the basement, the laundry room, the study area, the hang out area and finally the patio. “Indeed” I thought to myself, “this place isn’t that bad after all!” Later that day, I decided to pass by Mrs. Atié’s office, the vice-manager of the Maison du Liban, for administrative procedures. I was greeted and welcomed warmly, but one thing caught my eye other than Mrs. Atié’s amiability and soft voice: Her office is a living proof of her love and loyalty to Lebanon as well as an evidence of students' admiration for her, especially through paintings, pictures, gadgets and teddy bears they've gifted her throughout the years. I suddenly felt relieved and knew that I was in safe hands.

Days went by and I became accustomed to my room and to my new life. I started attending classes and made new friends at university. I even roamed Paris’ beautiful streets endlessly - what a charming city! Back at the Maison du Liban, I kept meeting a lot of students coming from different regions of Lebanon as well as international students. Ironically, I actually learned a lot more about my country meeting these amazing and diverse people than I ever did in the 25 years I spent in Beirut. I slowly started developing some habits, which is a clear consequence of familiarization and adaptation. Whenever the opportunity arose, I made sure to strike a conversation with the Maison du Liban’s staff, be it with Marguerite, one of the lovely housekeepers, Khalifa, or even Olmedo. I even had the chance to speak with Mr. El Ghoul, the manager of the Maison du Liban during several events organized by the Administration or the Comité, a very pleasant and charismatic man, who’s very open alongside Mrs. Atié to every idea we share and to every project we wish to implement. In fact, Dina Al-Ahdab (the adorable Founder and Co-Editor in Chief) and I wouldn’t have created the Revue de Presse - Le Cèdre if it weren’t for their continuous support.

Although Maison du Liban started slowly feeling like home, I still wasn’t convinced that “home” can be a place far away from my family until I met three amazing people: Amir, Oussama and Tracy. One thing is for sure, they’re making my stay at Maison du Liban very memorable. They stand by me whenever I feel homesick, and I’m certain that the memories we’re creating will be forever engraved in my heart. That said, it is only natural then for me to feel at home, surrounded by people who are all honest, light-hearted, passionate, and intelligent.

My stay at the Maison du Liban is teaching me valuable lessons, among them: Home is not merely four-square walls. It is somewhere where you are loved, respected, and cared for. When you look at it from the outside, home is just a house. A building. But on the inside, it’s a lot more than wood and bricks. The saying “Home is where the heart is” says it all. And my heart is definitely at Maison du Liban.

Dina

Editorial – Le Cèdre : Revue de presse de la Fondation Maison du Liban.

Dina

Dina El Ahdab
Fondatrice et Corédactrice en chef du « Le Cèdre »

© Mona Barake

“Le génie, comme le cèdre du Liban, pousse sur les cimes, il grandit et se renforce dans la tempête et non dans les bas-fonds.” – Mariano José de Larra

“Le Cèdre” : un même mot, trois ambitions

“Le Cèdre” du Liban - ou Cedrus libani - se caractérise par son port conique durant ses trente premières années, puis son évolution tubulaire par la suite.

Pour les Libanais, le cèdre est un symbole d'espoir, de liberté et de mémoire. En 1920, un des textes de la proclamation du Grand Liban déclare : « Un cèdre toujours vert, c'est un peuple toujours jeune en dépit d'un passé cruel. Quoiqu’opprimé, jamais conquis, le cèdre est son signe de ralliement. Par l'union, il brisera toutes les attaques ».

Bien que “Le cèdre” du Liban pousse au-delà de 1500m d’altitude dans son étage montagnard, cet emblème national, que l’on retrouve notamment sur le drapeau du pays, s’est également épanoui au cœur de la capitale française.

En effet, le premier cèdre du Liban introduit à Paris par Bernard de Jussieu, en 1734, se trouve près du labyrinthe du Jardin des Plantes. Par ailleurs, deux cèdres du Liban âgés de 250 ans marquent l’arrivée à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Malheureusement, celui qui jouxte la ligne du RER B, malade, a dû être abattu en juin 2019. Deux de ses branches maîtresses étaient tombées en 2012 et 2017.

Mais le « cèdre » du Liban n’est pas uniquement une espèce d'arbres conifères. C’est également un pavillon essentiel de la Cité Internationale Universitaire de Paris, dont la première pierre fut posée le 24 Janvier 1961 et l’inauguration célébrée le 8 Mai 1965 par le président de la République libanaise Charles Hélou, qui accueillent des Libanais de haut niveau d’études.

“Le journalisme, c’est le contact et la distance” – Alexis Levrier

“Le Cèdre” est désormais également une revue de presse dont le but n’est ni de déplaire ni de complaire, mais de remuer la plume dans la plaie. Il ne s’agit pas de tremper cette plume dans un encrier mais plutôt directement dans la vie, pour que son bec peigne la chevelure d’une multiplicité de sujets qui s’inscrivent sous différentes rubriques : Sciences économique et politique, Science et Technologie, Santé et Environnement, Art et Culture, Vie étudiante...etc. Comme tout libanais en France, “Le Cèdre” s’exprime en trois langues : le français, l’arabe et l’anglais. Sans ciseaux ni colle, cette revue se loge en ligne, intégrée au site officiel de la Fondation Maison du Liban. Elle sera diffusée deux fois par an sur support écrit. Sans doute, la Maison du Liban est habitée par une immense vie culturelle et une connaissance révolutionnaire au niveau de tous les domaines. Ainsi tous ses résidents, actuels et anciens, ainsi que leurs camarades brassé(e)s dans les autres Maisons de la Cité, sont invité(e)s à y partager leurs expériences, leurs idées et leurs perspectives sur des sujets qui les intéressent, tout en veillant à toujours garder le sens de la modération et du discernement. Notre plume, qui prend aujourd’hui la forme d’un micro et d’une caméra, s’évertuera à faire la synthèse et l’analyse des évènements, nationaux et internationaux.

À l’image de l’Association culturelle franco-libanaise (ACFL) ; marraine de la MDL, le but de cette plateforme d’expression se repose sur le fait de porter haut la voix des jeunes et de contribuer au rapprochement des élites universitaires de toutes les nations ainsi qu’à la diffusion de leurs paroles au sein de la CIUP, et pourquoi pas, au-delà ?

Cher(e)s ami(e)s, ceci est un appel à considérer cette revue de presse comme témoignage écrit de votre passage à la maison libanaise à Paris. Ceci est une invitation à épanouir vos passions et vos ambitions par votre propre pinceau ; une opportunité pour s’exposer à la communauté. Finalement, ceci est l’estrade pour promulguer votre savoir, dans le temps, aux générations actuels et du futur.